1. Les côtes canadiennes : un paradis pour l’ours noir

L’ours noir américain est l’espèce la plus répandue au monde. Sur les huit espèces d’ours existantes, c’est aussi celle que l’on rencontre le plus fréquemment au Canada. C’est toutefois sur la côte ouest du Canada qu’ils sont les plus nombreux et les plus faciles à observer, et plus particulièrement en Colombie-Britannique

Dans cette belle région, les glaciers ont sculpté les montagnes et alimentent les eaux glaciaires, riches en saumons. Un véritable terrain de jeu pour l’ours noir, qui peut consommer jusqu’à 10 kilos de saumon par jour lors des périodes d’abondance. Une consommation essentielle pour constituer les réserves nécessaires à sa survie. 

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2. Les ours sont des acteurs importants de l’équilibre de leur écosystème

En se nourrissant des saumons, les ours jouent un rôle essentiel dans la croissance des forêts au Canada. En effet, en transportant puis en abandonnant les carcasses de poissons le long des berges, ils dispersent des matières organiques riches. Ces nutriments vont fertiliser les sols et nourrir la végétation des forêts millénaires du Canada, dont certaines n’ont jamais été exploitées par l’homme.

La consommation de poissons par les ours bénéficie aussi à la faune. Par exemple, en pleine forêt, les aigles à tête blanche, parfois gênés pour pêcher le saumon à cause de la densité de la végétation, se nourrissent alors des carcasses laissées sur les rives.

C’est un véritable écosystème vivant que l’ours canadien contribue à entretenir.

3. Le Spirit Bear, un ours noir "blanc"

Le Spirit Bear, aussi appelé ours Kermode, doit son nom au naturaliste Francis Kermode, qui l’a étudié pour la première fois. Il est une variante rare de l’ours noir reconnaissable à sa robe blanche crème, très similaire à celle de l’ours polaire. Contrairement à l’ours polaire, il n’est pas albinos. Il peut donc donner naissance à des oursons noirs.La teinte claire de cette espèce semble la rendre plus discrète pour les saumons, lui permettant d’avoir plus de réussite à la pêche que l’ours noir. Moins dominant que ce dernier,  il tolère aussi mieux ses congénères. L’ours Kermode est un symbole fort de l’Ouest canadien. Il rappelle à l’homme que dans les temps anciens la région était couverte de glaciers et le climat beaucoup plus froid.

Le Spirit Bear est une espèce protégée : tout acte de braconnage est sévèrement puni, avec jusqu’à un an de prison et 100 000 $ d’amende pour quiconque en tuerait un.

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4. Les ours n’attaquent que s’ils se sentent menacés

Les attaques d’ours sur l’homme restent extrêmement rares au Canada, moins d’une attaque mortelle par an. Dans la grande majorité des cas, un ours n’attaque que s’il se sent menacé, surpris ou s’il protège une source de nourriture ou des petits. Contrairement aux idées reçues, grimper à un arbre ne vous permettra pas de lui échapper car l’ours est un excellent grimpeur. La prévention, la distance et le respect de son territoire restent les meilleures protections.

Enfin, comme chez les humains, les ours possèdent de véritables traits de personnalité dès leur plus jeune âge : certains sont paresseux, maladroits, d’autres plus aventuriers ou dominants. C’est une diversité de comportements qui rappelle qu’ils ne sont ni prévisibles, ni agressifs par nature.

5. Certains ours d’Alaska sont végétariens

En Alaska, certains ours bruns adoptent une alimentation végétale. Ils se nourrissent notamment de myrtilles, riches en antioxydants, ainsi que de pignons de pin, très énergétiques. Le saviez-vous ? L’Alaska abrite la plus forte concentration d’ours bruns au monde. On peut les observer rassemblés par dizaines aussi bien le long des rivières poissonneuses qu’en pleine montagne.

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